Admis dans une résidence pour le troisième âge parce qu'il souffre de la
maladie d'Alzheimer, Ernest ressent la vie en collectivité comme une
épreuve. Mais il accepte bientôt son nouvel environnement et décide de
se battre afin d'échapper à la déchéance à laquelle son mal le destine.
Pour l'auteur, la communauté des hommes est pareille à une bibliothèque
dans laquelle les livres s'amoncellent en montagnes de papier jaunissant
peuplées de rêves et de fantaisies. L'usure de toute une vie les couvre
de rides, et certains voient les lettres de leurs pages s'effacer,
feuille après feuille, jusqu'à redevenir entièrement blanches. Malgré
cela, les émotions les plus intenses survivent, préservées comme un
trésor caché sur une île lointaine.
Mon avis: Cette BD aborde avec justesse le sujet de la vieillesse et de la maladie d'Alzheimer à travers le personnage principale dont les trous de mémoires se font de plus en plus présents. C'est malheureusement au contact des autres personnes de l'établissement qu' Ernest va réellement se rendre compte qu'il est atteint par cette maladie, car au début cela dérange surtout sa famille. Et il va donc essayer de vaincre l'inévitable avec l'aide de son compagnon de chambre. Ce fut une très bonne lecture et une jolie découverte. Ayant travaillé dans un foyer pour personnes âgées il y a quelque temps, cela m'a rappelé des personnes que j'ai rencontré là bas et qui étaient touchées par cette maladie. J'ai trouvé cette Bd très réaliste par rapport au sujet, ce fut donc un petit coup de cœur pour moi. J'ai appris qu'une adaptation avait été faite au cinéma, je vous laisse donc avec la bande annonce.
N'ayant pas eu le temps de vous faire un article par livre le mois dernier je me rattrape en vous présentant ici mes sept lectures du mois de janvier, composés essentiellement des livres que j'ai eu à Noël. J'espère que cet article ne sera pas trop long quand même. :)
Chroniques de Jérusalem de Guy Delisle
Guy Delisle et sa famille s’installent pour une année à Jérusalem. Pas
évident de se repérer dans cette ville aux multiples visages, animée par
les passions et les conflits depuis près de 4000 ans. Au
détour d’une ruelle, à la sortie d’un lieu saint, à la terrasse d’un
café, le dessinateur laisse éclater des questions fondamentales et nous
fait découvrir un Jérusalem comme on ne l’a jamais vu.
Mon avis: Après avoir lu Pyongyang, j'avais hâte de repartir en voyage avec Guy Delisle! Nous voilà donc à Jérusalem, où sa femme était en mission pour un an avec Médecins sans frontière. Le style et l'humour de Guy Delisle est toujours aussi agréable. Mais je dois avouer que parfois j'étais un peu perdu car comme vous pouvez l'imaginer qui dit Jérusalem dit religions. N'étant pas du tout calée sur ce sujet (plus athée que moi tu meurs), certains moments de la bd étaient assez flous pour moi du coup. Mais hormis cela je suis ravie de cette lecture. Guy Delisle nous fait ici encore découvrir un autre pays et d'autres coutumes et j'espère en découvrir d'autres rapidement avec Chroniques birmanes et Shenzhen. La septième Vague de Daniel Glattauer Leo Leike était à Boston en exil, le voici qui revient. Il y fuyait la
romance épistolaire qui l'unissait en esprit avec Emmi. Elle reposait
sur trois principes : pas de rencontres, pas de chair, pas d'avenir.
Faut-il mettre un terme à une histoire d'amour où l'on ne connaît pas le
visage de l'autre ? Où l'on rêve de tous les possibles ? Où l'on brûle
pour un(e) inconnu(e) ? Où les caresses sont interdites ? "Pourquoi
veux-tu me rencontrer ?" demande Léo, inquiet. "Parce que je veux que tu
en finisses avec l'idée que je veux en finir" répond Emmi, séductrice.
Alors, dans ce roman virtuose qui joue avec les codes de l'amour
courtois et les pièges de la communication moderne, la farandole
continue, le charme agit. Léo et Emmi finiront de s'esquiver pour
mieux... s'aimer !
Mon avis: Je me faisais une joie de retrouver enfin Leo et Emmi après Quand souffle le vent du nord dont ce livre est la suite. Je l'ai lu en à peine une journée car j'ai retrouvé cette relation épistolaire addictive qui m'avait tant captivédans le premier livre. Je dois vous avouer cependant que j'ai été un peu déçu par rapport à Quand souffle le vent du nord. Je ne m'attendais pas à ce que leur relation évolue aussi vite certainement. J'aimais le côté relation interdite du premier tome qui disparait un peu dans celui ci et laisse place a une tension très présente entre les deux personnages.
Nos étoiles contraires de John Green
Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble
avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée.
Bien qu'elle s'y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien,
fréquenté par d'autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre
Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de
la littérature. Entre les deux adolescents, l'attirance est immédiate.
Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une
relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les
entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout
plein de vie.
Mon avis: Comme pour beaucoup de personnes, ce livre est un véritable coup de cœur. Pour tout vous dire c'est même la première fois que je pleure devant un livre. Il faut dire que ce sujet si délicat de la maladie de l'être aimé me touche tout particulièrement et m'a replongé dans des situations que j'ai vécu personnellement (certes dans mon cas c'était un peu moins grave) . Mais malgré tout ce livre n'est pas fait pour s’apitoyer sur le sort des malades. Bien au contraire il s'agit ici d'une belle leçon de vie. Cela faisait bien longtemps que j'avais lu un livre jeunesse et celui ci aura réussi à me renouer avec ce style de roman. L'histoire va être adaptée au cinéma cette année. J'espère donc que ce film sera à la hauteur du livre. Je vous laisse regarder la bande annonce, qui j'espère vous donnera envie de voir le film ou même mieux de lire le livre.
Le plus petit baiser jamais recensé de Mathia Malzieu
L'histoire d'amour entre une fille qui disparaît quand on l'embrasse et
un inventeur dépressif. Alors qu'ils échangent le plus petit baiser
jamais recensé, elle se volatilise. Aidé d'un détective à la retraite et
d'un perroquet hors du commun, l'inventeur part à sa recherche.
Mon avis: Je suis habituellement une grande fan de Mathias Malzieu dont je dévore les livres. Mais celui ci a malheureusement été une petite déception. Le thème du livre me paraissait très alléchant et le style de l'auteur est toujours aussi bon. Mais malheureusement, je me suis retrouvée face à une histoire qui, pour moi, manquait de profondeur. Tout allait très vite dans l'histoire et je me doutais vraiment de la fin. Je ne regrette pas de l'avoir lu car j'aime beaucoup l'auteur mais ce roman est loin d'être mon préféré.
L'esprit du temps - Tome 1- de Benjamin Lacombe
Setsuko, fille de l’Empereur Aratakashi, s’apprête à épouser son amour
d’enfance, le Prince de Chine Xao Ping. Mais c’était sans compter
Daïtoku, le dieu de la mort…
De peur de la perdre, il la transforme en fantôme la veille de ses noces
et l’enferme dans un temple maudit. Lorsqu’elle parvint à s’en évader,
deux siècles se sont écoulés : son amour, sa famille sont morts.
Seul l’Esprit du Temps pourrait conjurer ce sort…
Ainsi commence la quête de Setsuko !
Mon avis: Voilà une bande dessinée que je ne connaissais pas et que je ne pensais pas lire un jour. Mais figurez vous que je suis allée dans une grande surface et que je suis tombée sur cette bande dessinée à 1€. Je n'y faisais pas plus attention que cela et là mon regard a été attiré par le nom de l'auteur qui n'est autre que Benjamin Lacombe. Il n'en fallait pas plus pour qu'elle reparte avec moi. Il s'agit du premier tome de la série L'esprit du tempsqui est sorti en 2003. Ce premier tome met en place l'histoire de Setsuko qui va devoir trouver l'esprit du temps pour retrouver sa famille et l'homme qu'elle aime. J'ai apprécié cette lecture mais la majorité de l'action doit en fait se trouver dans le second tome, que j'espère lire bientôt. Cette lecture a été plutôt agréable même si cela n'a pas été un coup de cœur. Cela permis de voir une autre facette de Benjamin Lacombe dont le style a beaucoup évolué depuis je trouve.
Le magicien D'Oz de Frank Lyman Baum
Dorothée, la petite orpheline au rire cristallin, vit avec son chien
Toto dans une ferme retirée du Kansas, auprès de son oncle Henri et de
sa tante Em. Rien ne semble devoir perturber son existence paisible et
joyeuse...jusqu'au jour où un formidable cyclone vient tout bouleverser.
Encore assommés par le choc, Dorothée et son compagnon se réveillent,
le lendemain matin, dans une bien curieuse contrée...Ici ,les sorcières
ressemblent à des fées, les arbres sont doués de parole et les rêves les
plus fous se réalisent. A condition, bien sûr, de les formuler devant
le Grand Magicien d'Oz. Se lançant à la recherche du mystérieux
personnage, la fillette croise en chemin, l'Epouvantail sans cervelle,
le Bûcheron en Fer Blanc et le Lion Poltron, qui ont, eux aussi une
demande de la plus haute importance à présenter au Magicien.
Mon avis: Voilà un conte que l'on croit tous connaitre plus ou moins. Mais en le lisant, je me suis rendu compte que j'étais loin de le connaitre en fait. Cette histoire, qui est normalement destinée aux enfants, nous montre parfois des facettes assez cruelles du monde dans lequel se retrouve Dorothy et son petit chien Toto. Des personnages coupés en morceaux, un autre qui reçoit une maison sur le tête... Tout cela est bien loin du conte tout mignon, tout rose auquel je m'attendais. J'ai été contente de pouvoir enfin découvrir la vérité sur le magicien d'Oz et sur tous les personnages qui l'entourent.
Veuf de Jean-Louis Fournier
« Je suis veuf, Sylvie est morte le 12 novembre, c’est bien triste,
cette année on n’ira pas faire les soldes ensemble. Elle est partie
discrètement sur la pointe des pieds, en faisant un entrechat et le
bruit que fait le bonheur en partant. Sylvie m’a quitté, mais pas pour
un autre. Elle est tombée délicatement avec les feuilles. On discutait
de la couleur du bec d’un oiseau qui traversait la rivière. On n’était
pas d’accord, je lui ai dit tu ne peux pas le voir, tu n’as pas tes
lunettes, elle ne voulait pas les mettre par coquetterie, elle m’a
répondu je vois très bien de loin, et elle s’est tue, définitivement.
J’ai eu beaucoup de chance de la rencontrer, elle m’a porté à bout de
bras, toujours avec le sourire. C’était la rencontre entre une optimiste
et un pessimiste, une altruiste et un égoïste. On était
complémentaires, j’avais les défauts, elle avait les qualités. Elle m’a
supporté quarante ans avec le sourire, moi que je ne souhaite à
personne. Elle n’aimait pas parler d’elle, encore moins qu’on en dise du
bien. Je vais en profiter, maintenant qu’elle est partie. »
Mon avis: Voilà un livre dont j'avais entendu parlé sur le net, qui m'avait vraiment donné envie et je n'ai pas été déçu. Jean Louis Fournier nous livre ici avec brio et tendresse tout ce qu'il a ressenti suite au décès de sa femme. Bien qu'elle ne soit pas là dans ce roman, on peut ressentir tout l'amour qu'il a pour elle. Il partage avec nous des petits moments de vie qui ne paraissent être rien quand on les vie et qui pourtant prennent tout leur sens quand la personne avec qui on était n'est plus là. Voilà un jolie hommage à l'être aimé.